Cycle terre : comment transformer les terres excavées des chantiers en ressource circulaire stratégique et en levier de responsabilité sociétale pour votre entreprise.
Cycle terre : transformer la terre excavée en levier stratégique de responsabilité sociétale

Pourquoi cycle terre bouscule les approches classiques de la rse

Un changement d’échelle pour la responsabilité sociétale

Cycle terre, implanté à Sevran en Île de France, ne se limite pas à un projet de valorisation de déblais. Il propose un changement d’échelle dans la manière dont la responsabilité sociétale est pensée dans la construction. Là où la plupart des démarches RSE se concentrent sur l’optimisation de procédés existants, la fabrique Cycle terre part d’un gisement longtemps considéré comme un déchet : les terres excavées issues des chantiers de la région parisienne.

Ces terres excavées, qui alimentent habituellement des espaces de stockage lointains, deviennent ici la matière première de nouveaux matériaux de construction : briques de terre comprimée, blocs de terre, enduits, éléments pour la construction terre associée à l’ossature bois. On passe d’une logique de gestion des déchets à une logique de production de matériaux à haute valeur RSE, avec un ancrage territorial fort autour de la ville de Sevran et de l’Île de France.

De la gestion des déchets à la transformation de la ressource

Dans les approches classiques, la RSE sur les chantiers se concentre souvent sur le tri, la réduction ou la traçabilité des déblais. Cycle terre renverse cette perspective : la terre crue devient un levier de conception construction, intégré dès l’amont des projets immobiliers et urbains.

Concrètement, le cycle est repensé de bout en bout :

  • les terres excavées issues des chantiers franciliens sont identifiées et caractérisées ;
  • elles sont acheminées vers la fabrique Cycle terre à Sevran, qui dispose d’un centre de recherche, d’un espace de stockage et d’unités de production matériaux ;
  • elles sont transformées en matériaux construction performants, adaptés à des projets en ossature bois ou en structure mixte ;
  • ces matériaux reviennent ensuite sur le marché local de la construction, créant un véritable cycle territorial.

Cette logique d’économie circulaire dépasse la simple réduction des impacts. Elle interroge la façon dont la société conçoit la valeur : la terre, perçue comme un résidu de chantier, devient un actif stratégique pour les acteurs de la construction en France.

Un levier concret pour la décarbonation et l’adaptation

Pour une direction RSE, Cycle terre offre un terrain d’action très concret pour la décarbonation des activités de construction et de rénovation. Les matériaux en terre crue, comme les briques terre comprimée ou les blocs terre, présentent un bilan carbone nettement inférieur à celui des matériaux conventionnels, tout en améliorant le confort thermique et hygrométrique des bâtiments.

Intégrer ces solutions dans une stratégie climat suppose de bien comprendre l’impact des bilans des émissions de gaz à effet de serre et la part de la construction dans les scopes 1, 2 et surtout 3. Cycle terre permet de réduire :

  • les émissions liées au transport des déblais, en limitant les distances parcourues par les terres excavées ;
  • les émissions liées à la production matériaux, grâce à des procédés sobres en énergie ;
  • les impacts d’extraction de ressources vierges, en substituant une ressource locale à des matériaux importés ou fortement transformés.

Au delà de la réduction des émissions, la construction terre contribue aussi à l’adaptation : meilleure inertie thermique, gestion de l’humidité, confort d’été sans recours systématique à la climatisation. Dans un contexte de crue plus fréquente ou d’épisodes de chaleur extrême, ces caractéristiques deviennent des arguments RSE majeurs.

Un projet territorial plutôt qu’un simple outil technique

Cycle terre ne se résume pas à une innovation technique. C’est un projet territorial qui associe collectivités, maîtres d’ouvrage, entreprises de construction, bureaux de conception construction, centres de recherche et habitants. La fabrique Cycle terre à Sevran illustre cette approche : elle articule production matériaux, expérimentation, formation et accompagnement des projets.

Pour une entreprise, s’y associer ne consiste pas seulement à acheter des matériaux construction en terre crue. Il s’agit de :

  • repenser les cahiers des charges pour intégrer la terre Sevran ou d’autres terres locales comme ressource prioritaire ;
  • adapter les pratiques de conception pour tirer parti des qualités de la terre comprimée et des systèmes ossature bois ;
  • contribuer à une dynamique d’économie circulaire à l’échelle de l’Île de France, en coordonnant les flux de déblais et les besoins en matériaux ;
  • participer à la montée en compétence des équipes internes et des partenaires sur la construction terre.

Cette dimension territoriale et collaborative sera déterminante lorsqu’il s’agira de repenser la chaîne de valeur, de structurer une gouvernance partagée et de mesurer l’impact réel du projet au delà du simple tonnage de déchets évités.

Intégrer cycle terre dans la stratégie rse : passer du projet pilote au modèle d’entreprise

Aligner Cycle Terre avec les priorités RSE de l’entreprise

Intégrer Cycle Terre dans une stratégie RSE ne consiste pas à « ajouter un projet de plus » dans un plan déjà chargé. Il s’agit de relier la transformation de terres excavées en matériaux de construction à vos enjeux structurants : climat, ressources, ancrage territorial, innovation, attractivité des talents.

Concrètement, la première étape est de cartographier les points de contact entre Cycle Terre et vos engagements existants : trajectoire bas carbone, politique d’achats responsables, stratégie économie circulaire, plan biodiversité, politique d’urbanisme durable en Île de France ou dans d’autres régions de France.

  • Climat et ressources : substitution de matériaux conventionnels par des matériaux de construction en terre crue, briques de terre comprimée ou blocs de terre, réduction des émissions liées aux déblais et aux transports.
  • Économie circulaire : réemploi de terres excavées issues de chantiers de construction ou d’infrastructures, limitation des mises en décharge, création d’une boucle locale de valeur.
  • Territoire : ancrage dans des villes comme Sevran, en Île de France, avec une fabrique de production de matériaux et un centre de recherche qui deviennent des actifs territoriaux.
  • Social et emploi : développement de compétences nouvelles autour de la construction en terre, de la technique terre crue et de l’ossature bois, création d’emplois locaux dans la fabrique Cycle Terre.

Cette mise en cohérence permet de sortir d’une logique de projet isolé pour faire de Cycle Terre un levier structurant de votre politique RSE.

Passer du pilote au modèle : structurer un portefeuille de projets Cycle Terre

Beaucoup d’entreprises testent la construction terre sur un bâtiment vitrine, souvent à Paris ou en proche banlieue, puis peinent à généraliser. Le passage à l’échelle suppose de traiter Cycle Terre comme un véritable modèle d’entreprise, avec des objectifs, des moyens et une gouvernance claire.

Quelques jalons utiles pour ce changement d’échelle :

  • Standardiser : définir des référentiels internes pour l’usage de matériaux construction en terre crue, briques terre comprimée, blocs terre, associés à l’ossature bois lorsque c’est pertinent.
  • Programmer : intégrer systématiquement la solution dans les schémas directeurs immobiliers, les plans de rénovation et les nouveaux projets de conception construction.
  • Budgéter : allouer des enveloppes dédiées à la recherche et à la production matériaux issus de terres excavées, y compris pour l’adaptation des espaces de stockage et de la logistique.
  • Former : structurer un plan de montée en compétence des équipes internes et des partenaires (maîtrise d’ouvrage, maîtrise d’œuvre, entreprises de construction).

Le site de Sevran, avec sa fabrique Cycle Terre, son espace stockage et son centre recherche, illustre ce passage du démonstrateur à une véritable plateforme industrielle et territoriale. L’enjeu, pour une société engagée, est de répliquer ce type de modèle dans d’autres bassins de construction où les flux de terres excavées sont importants.

Articuler Cycle Terre avec la gestion des risques et la performance globale

Pour un comité de direction, la crédibilité d’un projet comme Cycle Terre repose sur sa capacité à contribuer à la performance globale, au delà de la seule image RSE. Cela implique de relier clairement la valorisation des terres Sevran ou d’autres gisements à la maîtrise des risques et à la création de valeur.

Quelques axes de travail :

  • Risque réglementaire : anticipation des évolutions sur les déchets de construction, les déblais et la gestion des terres excavées, en Île de France comme dans le reste de la France.
  • Risque d’approvisionnement : sécurisation des flux de terres, des capacités de production matériaux et des solutions de stockage, pour éviter les ruptures sur les chantiers.
  • Risque climatique : contribution à la résilience des bâtiments face aux épisodes de crue, aux vagues de chaleur, grâce aux propriétés hygrothermiques de la terre crue et à son association avec le bois.
  • Risque réputationnel : transparence sur les performances environnementales réelles des matériaux, en lien avec les indicateurs d’impact et les référentiels d’évaluation.

Dans cette logique, il devient pertinent de relier Cycle Terre à vos démarches de mesure d’impact environnemental. L’analyse de l’indice environnemental permet par exemple de situer la performance des matériaux en terre crue par rapport à des solutions conventionnelles, et de documenter les gains en termes d’émissions, de ressources et de circularité.

Intégrer Cycle Terre dans les processus internes de décision

Pour que Cycle Terre devienne un modèle d’entreprise, il doit être intégré dans les processus de décision existants, et pas seulement porté par une équipe RSE motivée. Cela suppose de travailler sur plusieurs leviers internes.

  • Achat et sourcing : inclure des critères spécifiques liés aux matériaux en terre crue, aux briques terre comprimée et aux blocs terre dans les cahiers des charges, avec une attention particulière à la proximité géographique des gisements de terres excavées.
  • Ingénierie et conception : intégrer la construction terre et l’ossature bois dès les premières phases de conception construction, pour optimiser les choix techniques et économiques.
  • Immobilier et exploitation : adapter les référentiels de maintenance et d’exploitation aux spécificités des matériaux en terre, en lien avec les équipes techniques.
  • Finance : documenter les coûts et bénéfices sur le cycle de vie, en intégrant les économies liées à la réduction des déblais, aux transports et à la mise en décharge.

Cette intégration progressive permet de faire de Cycle Terre un réflexe dans les décisions de construction et de rénovation, que ce soit à Paris, en Île de France ou dans d’autres territoires, et non plus une exception réservée à quelques projets emblématiques.

Faire de Cycle Terre un marqueur d’engagement pour la société

Enfin, intégrer Cycle Terre dans la stratégie RSE, c’est aussi en faire un marqueur visible de l’engagement de la société. La transformation de terres excavées en matériaux de construction devient un récit concret de transition, compréhensible par les collaborateurs, les riverains, les collectivités et les investisseurs.

La ville de Sevran, la fabrique Cycle Terre, les flux de terres Sevran ou d’autres chantiers franciliens, les espaces de stockage et les lignes de production matériaux offrent un support puissant pour :

  • illustrer l’économie circulaire appliquée aux déblais de construction ;
  • montrer comment un projet technique peut devenir un projet de territoire ;
  • donner à voir la transformation d’un passif environnemental en actif stratégique.

À ce stade, Cycle Terre n’est plus seulement un projet innovant. Il devient un élément structurant de votre modèle d’affaires responsable, articulé avec la chaîne de valeur, la gouvernance et la mesure d’impact qui seront approfondies dans les autres parties de votre démarche.

Repenser la chaîne de valeur : de la terre excavée au matériau à haute valeur rse

De la gestion des déblais à une filière matière stratégique

Avec cycle terre, la terre excavée cesse d’être un déchet de chantier pour devenir une ressource stratégique de la construction durable. En Île de France, les chantiers de construction et d’infrastructure génèrent chaque année des millions de tonnes de déblais. Une partie de ces terres excavées peut être valorisée localement, comme à Sevran, au lieu d’être envoyée en centre de stockage éloigné.

Le principe est simple en apparence : organiser un cycle court entre les chantiers qui produisent des terres et la fabrique cycle qui les transforme en matériaux de construction. Mais pour une direction RSE, cela implique de repenser la chaîne de valeur de bout en bout :

  • Identifier les gisements de terres excavées compatibles avec la terre crue
  • Structurer la logistique entre chantiers, espace de stockage et site de production matériaux
  • Intégrer les matériaux terre dans la conception construction des projets immobiliers
  • Adapter les marchés, les cahiers des charges et les relations avec les maîtres d’ouvrage

Ce changement de regard sur les déblais rejoint les approches d’économie circulaire déjà engagées sur d’autres flux (béton, bois, métaux), mais avec une spécificité forte : la terre est abondante, locale et techniquement adaptée à de nombreux usages en construction terre.

Une chaîne de valeur locale ancrée à Sevran et en Île de France

Le projet cycle terre s’est structuré autour de la ville de Sevran, en Seine Saint Denis, avec une fabrique cycle dédiée à la transformation des terres excavées issues principalement de chantiers franciliens, notamment ceux du Grand Paris. Cet ancrage territorial est clé pour une stratégie RSE crédible : il permet de réduire les transports, de créer de l’emploi local et de renforcer la résilience de la filière construction.

Concrètement, la chaîne de valeur s’organise en plusieurs maillons :

  • Collecte des terres : sélection et traçabilité des terres Sevran et plus largement des terres d’Île de France, en lien avec les entreprises de travaux
  • Préparation et stockage : contrôle qualité, séchage, criblage, puis mise en espace stockage adapté pour stabiliser la matière
  • Production matériaux : transformation en briques terre comprimée, blocs terre, enduits et autres matériaux construction en terre crue
  • Intégration dans les projets : utilisation dans des bâtiments à ossature bois, des programmes de construction neuve ou de réhabilitation, avec une attention particulière à la performance environnementale

Cette organisation locale permet de passer d’une logique de flux linéaire (excavation, transport, enfouissement) à un cycle territorial où la terre reste au plus près de son lieu d’extraction. Pour une société engagée en RSE, cela ouvre la voie à des indicateurs concrets sur la réduction des transports, des émissions et de l’empreinte matière.

Du matériau brut au matériau à haute valeur RSE

La valeur RSE de cycle terre ne vient pas seulement du fait de réutiliser des terres excavées. Elle tient aussi à la qualité technique des matériaux produits et à leur intégration dans des systèmes constructifs cohérents. Les briques terre comprimée, blocs terre et autres produits de construction terre présentent plusieurs atouts :

  • Une faible énergie grise par rapport aux matériaux conventionnels
  • Une bonne régulation hygrothermique, favorable au confort des occupants
  • Une compatibilité forte avec l’ossature bois et les approches bas carbone
  • Une réversibilité en fin de vie, avec un potentiel de réemploi ou de retour au sol

Pour la direction RSE, l’enjeu est de faire reconnaître ces matériaux comme des matériaux à haute valeur RSE dans les politiques d’achats, les référentiels internes et les engagements climat. Cela suppose un travail de fond avec les équipes techniques, les directions immobilières et les partenaires de la conception construction.

La mise en place de critères d’achats intégrant la part de matériaux issus de terres excavées, la proximité géographique (par exemple, matériaux produits à Sevran pour des projets en Île de France) ou encore la contribution à l’économie circulaire permet de transformer un projet innovant en standard opérationnel.

Articulation avec la conception et la maîtrise d’ouvrage

Repenser la chaîne de valeur autour de cycle terre implique d’intervenir très en amont des projets de construction. Les choix de conception conditionnent la possibilité d’intégrer des matériaux terre crue, que ce soit sous forme de briques, de blocs ou d’enduits. Les équipes de maîtrise d’ouvrage et de maîtrise d’œuvre doivent donc être accompagnées pour intégrer ces solutions dès les premières phases.

Pour une direction RSE, plusieurs leviers sont possibles :

  • Inscrire l’usage de matériaux terre dans les chartes de construction durable de l’entreprise
  • Former les équipes internes et les partenaires à la technique terre crue et aux systèmes mixtes terre et ossature bois
  • Intégrer des objectifs chiffrés de part de matériaux issus de terres excavées dans les programmes de construction
  • Encourager les démarches de recherche et développement avec des centres de recherche et des plateformes techniques spécialisées

Cette articulation entre RSE, technique et conception est déterminante pour éviter que cycle terre ne reste cantonné à quelques démonstrateurs. Elle permet aussi de mieux documenter les bénéfices environnementaux et sociaux, en cohérence avec les attentes croissantes sur la capacité des entreprises environnementales à renforcer leur impact sociétal.

Structurer une filière pérenne plutôt qu’une succession de projets pilotes

Enfin, repenser la chaîne de valeur autour de la terre crue suppose de passer d’une logique de projet à une logique de filière. La fabrique cycle, la production matériaux, la logistique des terres excavées, les espaces de stockage, les chantiers de construction et les acteurs publics doivent être coordonnés dans la durée.

Pour une direction RSE, cela signifie :

  • Inscrire la valorisation des terres excavées dans les engagements climatiques et économie circulaire de l’entreprise
  • Stabiliser des volumes de commande pour sécuriser la production et l’investissement industriel
  • Participer aux instances territoriales qui structurent la filière construction terre en France et en Île de France
  • Mettre en place des indicateurs de suivi partagés avec les partenaires (tonnages de déblais valorisés, part de matériaux terre dans les projets, emplois locaux, etc.)

En structurant cette filière, cycle terre devient plus qu’un projet exemplaire à Sevran. Il se transforme en modèle reproductible, capable de faire évoluer en profondeur la manière dont la construction gère ses terres, ses matériaux et son impact sur les territoires.

Gouvernance et parties prenantes : faire de cycle terre un projet territorial partagé

Organiser une gouvernance réellement territoriale

Pour qu’un projet de type Cycle Terre devienne un levier stratégique de responsabilité sociétale, la gouvernance ne peut pas se limiter à un comité de pilotage interne. Elle doit articuler, de manière structurée, les acteurs de la construction, les collectivités, les maîtres d’ouvrage, les bureaux d’études, mais aussi les habitants et les associations locales.

Dans un territoire comme la ville de Sevran, au cœur de l’Île de France, la question de la terre excavée issue des chantiers de construction et d’infrastructures est à la fois technique, économique et sociale. La fabrique Cycle Terre, dédiée à la transformation des terres excavées en matériaux de construction en terre crue, ne peut fonctionner durablement que si la gouvernance intègre :

  • Les collectivités locales, qui encadrent l’urbanisme, les permis de construire et les plans de gestion des déblais
  • Les entreprises de construction et de conception construction, qui génèrent les terres excavées et utilisent ensuite les matériaux
  • Les acteurs de la logistique et de l’espace de stockage, qui gèrent les flux de terres et de matériaux
  • Les structures de formation et de recherche, qui sécurisent la dimension technique et la montée en compétence
  • Les habitants et associations, qui portent les attentes sociales et l’acceptabilité du projet

Cette gouvernance doit être formalisée : chartes d’engagement, conventions de partenariat, comité de suivi territorial, reporting partagé. Sans cela, le cycle de la terre, de l’excavation à la production de matériaux, reste perçu comme un simple projet industriel, et non comme un projet de société.

Structurer un écosystème d’acteurs autour de la terre crue

Le passage de la terre excavée au matériau à haute valeur RSE suppose de créer un véritable écosystème. À Sevran, la fabrique Cycle Terre illustre comment un centre de production de matériaux en terre crue peut devenir un nœud stratégique entre chantiers, bureaux d’études, architectes, entreprises et collectivités.

Pour un ou une responsable RSE, l’enjeu est de cartographier cet écosystème et de clarifier les rôles :

  • Fournisseurs de terres excavées : entreprises de construction, opérateurs d’infrastructures, projets urbains en Île de France, notamment autour de Paris
  • Transformateurs : fabrique Cycle Terre, unités de production de briques de terre comprimée, blocs de terre, enduits et autres matériaux de construction terre
  • Utilisateurs finaux : maîtres d’ouvrage publics et privés, bailleurs sociaux, promoteurs, entreprises de construction bois et ossature bois, acteurs de la rénovation
  • Appui scientifique et technique : centre de recherche, laboratoires, organismes de normalisation, réseaux professionnels de la construction terre

Cette structuration permet de sécuriser le cycle complet : de la gestion des déblais à la production de matériaux de construction, en passant par la logistique, l’espace de stockage, les essais techniques et la mise en œuvre sur chantier. Elle renforce aussi la crédibilité du projet face aux attentes des directions générales et des investisseurs.

Co construire avec les collectivités et les services techniques

Un projet de valorisation de terres excavées ne peut pas se développer sans un dialogue approfondi avec les collectivités et les services techniques. À Sevran comme dans d’autres villes de France, la question de la terre est liée aux plans locaux d’urbanisme, aux schémas de gestion des déblais et aux politiques de construction durable.

Pour intégrer pleinement Cycle Terre dans la stratégie RSE, il est utile de mettre en place :

  • Des groupes de travail réguliers entre la fabrique, les services techniques, les aménageurs et les entreprises de construction
  • Des conventions précisant les volumes de terres excavées à orienter vers la production de matériaux, les conditions de traçabilité et les exigences de qualité
  • Des engagements sur l’intégration de matériaux de construction terre dans les marchés publics, notamment pour les équipements municipaux
  • Des scénarios de gestion en cas de variation des flux de déblais (hausse ou baisse des chantiers, aléas réglementaires, contraintes de stockage)

Ce travail de co construction permet de sécuriser l’approvisionnement en terres Sevran et plus largement en Île de France, tout en donnant de la visibilité à la production de matériaux. Il contribue aussi à ancrer le projet dans les politiques locales d’économie circulaire.

Impliquer les habitants et les acteurs sociaux du territoire

La dimension sociale de Cycle Terre est souvent sous estimée. Pourtant, la transformation de terres excavées en matériaux de construction peut devenir un levier d’insertion, de formation et de fierté territoriale, en particulier dans des villes comme Sevran.

Pour un ou une responsable RSE, il est pertinent de travailler avec :

  • Les structures d’insertion et de formation professionnelle, pour créer des parcours autour des métiers de la production de matériaux, de la construction terre et de la logistique
  • Les écoles d’architecture, les centres de formation du bâtiment et les organismes de formation continue, pour diffuser les techniques de mise en œuvre de la terre crue et des matériaux terre bois
  • Les associations de quartier et les acteurs culturels, pour organiser des visites de la fabrique, des chantiers démonstrateurs et des ateliers pédagogiques

En rendant visibles les briques de terre, les blocs de terre comprimée, les murs en ossature bois remplis de terre crue, le projet devient concret pour les habitants. Il ne s’agit plus seulement de déblais et de contraintes techniques, mais d’une nouvelle manière de construire la ville, avec les ressources du territoire.

Articuler expertise technique et gouvernance RSE

La crédibilité d’un projet comme Cycle Terre repose sur la solidité technique des matériaux et des procédés de production. Les partenariats avec des centres de recherche, des bureaux d’études spécialisés en construction terre et des entreprises de conception construction sont donc essentiels.

Pour la gouvernance RSE, cela implique de :

  • Intégrer les experts techniques dans les instances de pilotage, afin que les décisions stratégiques tiennent compte des contraintes de production matériaux, de stockage et de mise en œuvre
  • Mettre en place des protocoles de suivi qualité sur les matériaux construction (briques de terre comprimée, blocs terre, enduits, mortiers), avec des indicateurs partagés entre tous les acteurs
  • Assurer une veille réglementaire et normative sur la construction terre en France et en Île de France, pour anticiper les évolutions et sécuriser les projets

Cette articulation entre technique et gouvernance permet de répondre aux questions légitimes des directions travaux, des assureurs et des contrôleurs techniques. Elle renforce la confiance dans l’usage de la terre crue et des matériaux issus des terres excavées, en particulier dans des projets de construction neuve ou de réhabilitation à forte visibilité.

Faire de Cycle Terre un projet partagé à l’échelle métropolitaine

Enfin, la gouvernance ne doit pas se limiter au périmètre immédiat de Sevran. Les flux de terres excavées concernent l’ensemble de la métropole parisienne, et la logique d’économie circulaire appelle une coordination à l’échelle de l’Île de France.

Pour un ou une responsable RSE, plusieurs pistes peuvent être explorées :

  • Participer aux réseaux régionaux sur l’économie circulaire et la construction durable, pour partager les retours d’expérience de la fabrique Cycle Terre
  • Contribuer à des plateformes de mutualisation des données sur les déblais, les capacités de production matériaux et les besoins des chantiers
  • Encourager la duplication de modèles similaires à d’autres échelles, en s’appuyant sur les enseignements tirés de la ville de Sevran

En positionnant Cycle Terre comme un projet territorial partagé, à la fois local et métropolitain, la gouvernance devient un véritable levier de transformation des pratiques de construction. Elle donne aussi une cohérence d’ensemble aux engagements RSE de la société, en reliant gestion des terres, innovation technique, emploi local et économie circulaire.

Mesurer l’impact de cycle terre : au-delà du tonnage de déchets évités

Structurer un cadre de mesure adapté aux spécificités de la terre

Mesurer l’impact d’un projet comme cycle terre ne peut pas se limiter au tonnage de déblais évités en Île de France. La terre excavée, les terres sevran issues des chantiers de construction de la ville de Sevran ou de la métropole parisienne, deviennent des matériaux de construction à part entière. Il faut donc articuler plusieurs familles d’indicateurs, en lien avec la stratégie RSE globale de la société. Pour un projet de fabrique cycle dédié à la terre crue, on peut structurer le cadre de mesure autour de quatre blocs :
  • Ressources et matières :
    • Tonnes de terres excavées détournées des filières classiques de gestion des déblais
    • Part de ces terres transformées en briques terre, blocs terre ou terre comprimée
    • Volume de production matériaux par type de matériaux construction (briques, blocs, enduits, etc.)
  • Performance environnementale :
    • Émissions de gaz à effet de serre évitées par rapport à des matériaux conventionnels
    • Réduction des transports de déblais hors du territoire (km camions évités)
    • Part de la production matériaux intégrée dans des projets d’ossature bois et de construction terre bas carbone
  • Création de valeur territoriale :
    • Emplois locaux créés dans la fabrique cycle et dans la chaîne de valeur
    • Part des marchés de construction en Île de France intégrant des matériaux issus de terres excavees locales
    • Nombre de projets de construction terre réalisés sur le territoire (ville Sevran, autres communes de la métropole)
  • Innovation et montée en compétence :
    • Nombre de partenariats avec un centre recherche ou des acteurs de la recherche appliquée
    • Formations délivrées aux équipes de conception construction et aux entreprises de travaux
    • Nombre de référentiels techniques ou guides internes produits pour la construction terre crue
Ce cadre doit rester évolutif, car les techniques de construction terre et les normes associées progressent rapidement en France.

Articuler indicateurs environnementaux, sociaux et économiques

Dans un projet comme cycle terre, l’enjeu est de ne pas isoler les indicateurs environnementaux des autres dimensions de la responsabilité sociétale. La transformation de la terre sevran en matériaux de construction performants ne prend tout son sens que si elle s’inscrit dans un modèle économique viable et dans une dynamique sociale territoriale. Pour la dimension environnementale, au delà des tonnes de déblais évités, il est pertinent de suivre :
  • Le bilan carbone complet de la production matériaux, en intégrant l’espace stockage, la fabrique, les transports et la mise en œuvre sur chantier
  • La comparaison des impacts entre un mur en blocs terre ou briques terre et un mur en matériaux conventionnels
  • La contribution du projet aux objectifs climat de la région Île de France et de la ville de Sevran
Sur le plan social, la mesure d’impact doit intégrer :
  • La qualité des emplois créés dans la fabrique cycle (stabilité, formation, progression des compétences)
  • L’insertion de publics éloignés de l’emploi dans les activités de production matériaux et de mise en œuvre
  • La diffusion des savoir faire liés à la terre crue auprès des acteurs de la construction et des habitants
Enfin, la dimension économique ne doit pas être oubliée :
  • Part du chiffre d’affaires liée aux matériaux issus de terres excavees
  • Évolution du coût global des projets de construction intégrant des solutions terre et ossature bois
  • Capacité du modèle à se répliquer sur d’autres territoires que Sevran et la région parisienne
L’objectif est de démontrer que l’économie circulaire appliquée aux terres excavees peut devenir un véritable levier de compétitivité responsable, et pas seulement un projet expérimental.

Intégrer la dimension technique et architecturale dans la mesure d’impact

La spécificité de cycle terre est de relier très concrètement la gestion des déblais à la conception construction. Les choix architecturaux et techniques ont un impact direct sur la performance RSE du projet. Il est donc utile de suivre des indicateurs qui traduisent cette articulation. Par exemple :
  • Nombre de projets de construction intégrant des murs en blocs terre ou briques terre en façade ou en refend
  • Surface de plancher réalisée en construction terre associée à une ossature bois
  • Part des projets qui substituent des matériaux conventionnels par des matériaux issus de la fabrique cycle
On peut également suivre des indicateurs liés à la qualité d’usage :
  • Confort hygrothermique des bâtiments en terre crue (mesures de température et d’humidité)
  • Retour d’expérience des occupants sur la qualité de l’air intérieur et le confort acoustique
  • Durabilité observée des matériaux construction en terre crue dans le temps
Ces éléments permettent de montrer que la terre, loin d’être un simple déchet de chantier, devient un matériau à haute valeur ajoutée, capable de répondre aux exigences techniques contemporaines de la construction en France.

Mettre en place une gouvernance de la donnée et des audits réguliers

Pour qu’un projet comme cycle terre soit crédible aux yeux des directions générales, des investisseurs et des collectivités, la mesure d’impact doit reposer sur une gouvernance de la donnée solide. Cela implique :
  • Une cartographie claire des flux de terres excavees, depuis les chantiers de construction jusqu’à l’espace stockage et la fabrique
  • Des procédures de traçabilité documentées pour chaque lot de terre sevran ou d’autres sites d’Île de France
  • Un système d’information capable de consolider les données de production matériaux, de transport et de mise en œuvre
Des audits réguliers, internes ou externes, permettent de vérifier la fiabilité des données et d’identifier les marges de progrès. Ils peuvent porter sur :
  • La conformité des procédés de production matériaux aux référentiels techniques en vigueur
  • La cohérence entre les volumes de déblais annoncés et les volumes réellement transformés en matériaux construction
  • La qualité des indicateurs sociaux et leur alignement avec la politique RSE de la société
Cette démarche renforce la confiance des parties prenantes et prépare le terrain à une éventuelle extension du modèle à d’autres territoires.

Rendre l’impact lisible pour les parties prenantes

Enfin, la mesure d’impact n’a de valeur que si elle est compréhensible et utile pour les parties prenantes. Dans le cas de cycle terre, cela suppose d’adapter le niveau de détail selon les publics :
  • Pour les équipes de conception construction : des données techniques précises sur les performances des matériaux, les contraintes de mise en œuvre et les bénéfices environnementaux
  • Pour les collectivités locales : des indicateurs de création d’emplois, de réduction des flux de déblais et de contribution aux objectifs climat
  • Pour les clients finaux et les usagers : des messages simples sur le confort, la qualité de vie et la contribution à l’économie circulaire
Des supports visuels peuvent aider à rendre ces informations plus accessibles :
Dimension Indicateur clé Message pour les parties prenantes
Environnement Tonnes de déblais transformées en matériaux La terre excavée devient une ressource locale, les transports et les émissions sont réduits
Social Emplois locaux créés La fabrique cycle soutient l’emploi et la montée en compétence sur le territoire
Économie Part des projets intégrant des matériaux terre crue La construction terre devient une solution compétitive et réplicable
En rendant l’impact de cycle terre lisible, comparable et vérifiable, la fonction RSE peut en faire un véritable levier stratégique, au delà du simple indicateur de tonnage de déchets évités.

Anticiper les risques et les limites de cycle terre pour en faire un levier crédible

Identifier lucidement les zones de fragilité du modèle

Pour qu’un projet de construction en terre crue soit crédible, il faut commencer par reconnaître ses limites. La première concerne la disponibilité et la qualité des terres excavées. Toutes les terres ne sont pas adaptées à la production de briques terre, blocs terre ou terre comprimée. Les chantiers de construction en Île de France, à Paris ou dans la ville de Sevran génèrent des volumes importants de déblais, mais ces terres excavées peuvent être hétérogènes, polluées ou techniquement inadaptées.

Sur le plan technique, la construction terre et les matériaux construction issus de la fabrique cycle restent encore perçus comme « alternatifs ». Les équipes de conception construction, les bureaux de contrôle et les assureurs demandent des garanties fortes sur la performance, la durabilité, la résistance au feu, la tenue en cas de crue ou d’humidité. Sans référentiels partagés, le risque est de rester au stade du projet vitrine, sans changement d’échelle.

Enfin, la dépendance à un espace stockage et à une logistique spécifique peut fragiliser la production matériaux. Un centre recherche et une fabrique cycle terre bien dimensionnés à Sevran ou ailleurs en France doivent anticiper les variations de flux de déblais, les contraintes foncières et les coûts de transport entre les chantiers et le site de production.

Maîtriser les risques techniques et réglementaires

Pour un ou une responsable RSE, la crédibilité de cycle terre repose sur la capacité à sécuriser le cadre technique et réglementaire. Les matériaux en terre crue, blocs terre ou briques terre doivent s’inscrire dans des règles professionnelles, des avis techniques ou des évaluations spécifiques. Sans cela, les projets de construction risquent de se heurter à des refus d’assurance ou à des surcoûts de conception.

Il est essentiel de :

  • Documenter finement les performances des matériaux construction issus des terres excavées (résistance mécanique, comportement hygrothermique, inertie, acoustique).
  • Mettre en place des protocoles de contrôle qualité sur la production matériaux, depuis la caractérisation des terres jusqu’à la sortie de la fabrique.
  • Travailler avec les organismes de normalisation et les autorités locales en Île de France pour sécuriser l’usage de la terre crue dans la construction neuve et la réhabilitation.

La combinaison ossature bois et blocs terre ou briques terre comprimée, souvent mise en avant dans les projets d’économie circulaire, doit aussi être encadrée : compatibilité des systèmes, gestion de l’humidité, interfaces techniques. Sans cette rigueur, le risque est de voir émerger des pathologies de bâtiment qui viendraient décrédibiliser l’ensemble du cycle.

Anticiper les risques économiques et industriels

Transformer des terres excavees en matériaux à haute valeur RSE suppose un modèle économique robuste. La production en Île de France, par exemple à Sevran, doit composer avec :

  • La volatilité des flux de déblais liés aux cycles de la construction.
  • La concurrence des solutions de gestion des terres déjà en place (remblais, enfouissement, export hors du territoire).
  • Les coûts d’investissement dans la fabrique cycle, le centre recherche, l’espace stockage et les équipements de production.

Pour limiter ces risques, plusieurs leviers sont possibles :

  • Sécuriser des contrats pluriannuels d’approvisionnement en terres excavées avec les grands maîtres d’ouvrage publics et privés.
  • Intégrer les matériaux en terre crue dans les cahiers des charges des projets de construction, dès la phase de programmation.
  • Travailler sur des modèles de tarification qui valorisent les co-bénéfices RSE (réduction des transports de déblais, baisse de l’empreinte carbone, création d’emplois locaux).

Sans cette vision industrielle, le risque est de voir la fabrique cycle terre rester dépendante de subventions ponctuelles, ce qui fragilise la pérennité du projet et la confiance des parties prenantes.

Gérer les risques sociaux et territoriaux

Un projet de valorisation de terre sevran ou d’autres terres en Île de France ne peut réussir sans une forte adhésion locale. Le risque social est double :

  • Un rejet des riverains face à un espace stockage ou un site de production perçu comme une « usine à déblais ».
  • Une déception si les promesses en termes d’emplois locaux, de formation et de retombées économiques ne sont pas tenues.

Pour en faire un véritable projet de société, il est nécessaire de :

  • Associer les habitants, les associations et les acteurs économiques locaux à la définition du projet.
  • Structurer des parcours de formation aux techniques de construction terre, en lien avec les organismes de formation et les entreprises du bâtiment.
  • Rendre visibles les bénéfices concrets pour la ville de Sevran, l’Île de France et plus largement la France : emplois, requalification de friches, réduction des nuisances liées au transport de déblais.

La transparence sur les limites du modèle, sur les aléas de production et sur les choix d’implantation des sites est un élément clé pour éviter les tensions territoriales.

Prévenir le risque de greenwashing et renforcer la preuve d’impact

Un autre risque majeur pour un projet comme cycle terre est le greenwashing. Mettre en avant la terre crue, l’économie circulaire ou la valorisation de terres excavées ne suffit pas. Les directions RSE doivent pouvoir démontrer, chiffres à l’appui, que le cycle complet apporte un bénéfice environnemental et social réel par rapport aux solutions classiques.

Cela implique de :

  • Comparer les impacts environnementaux des matériaux construction issus de la fabrique cycle avec ceux des matériaux conventionnels, sur l’ensemble du cycle de vie.
  • Intégrer les impacts liés au transport des déblais, à la production matériaux et à la mise en œuvre sur chantier.
  • Documenter les effets sur l’emploi local, la montée en compétence des entreprises de construction et la structuration d’une filière de construction terre à l’échelle de l’Île de France.

Sans cette exigence de preuve, le risque est que le projet soit perçu comme une simple opération de communication autour de la terre sevran ou des déblais parisiens, sans transformation profonde de la chaîne de valeur.

Inscrire la gestion des risques dans une démarche d’amélioration continue

Enfin, pour que cycle terre devienne un levier crédible de responsabilité sociétale, la gestion des risques doit être intégrée dans une logique d’amélioration continue. Les retours d’expérience des premiers projets de construction en terre crue, associant ossature bois et blocs terre ou briques terre comprimée, doivent alimenter la recherche et le développement, l’évolution des pratiques de conception construction et l’adaptation des outils industriels.

Concrètement, cela peut passer par :

  • La mise en place d’un comité de suivi RSE dédié au projet, associant les différentes parties prenantes.
  • La publication régulière de rapports de performance incluant les risques identifiés, les incidents éventuels et les actions correctives.
  • Le renforcement du centre recherche pour tester de nouvelles combinaisons de terres, de techniques et de systèmes constructifs.

En traitant les risques non comme des freins, mais comme des leviers d’apprentissage, la filière peut consolider sa légitimité et faire de la valorisation des terres excavees un pilier durable de la stratégie RSE des acteurs de la construction.

Partager cette page
Publié le
Partager cette page

Résumer avec

Parole d'experts




Les plus lus



À lire aussi










Les articles par date